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SEO local pour cabinets et professionnels de santé : le guide

Illustration : un repère de carte et des cercles de proximité. Un repère orange au centre de cercles concentriques gris, évoquant une zone de recherche locale.
Illustration : un repère de carte et des cercles de proximité Un repère orange au centre de cercles concentriques gris, évoquant une zone de recherche locale.

Un patient qui cherche un cabinet près de chez lui lit d’abord la fiche Google avant de visiter un site. Pour un professionnel de santé, cette fiche, les avis et la cohérence des coordonnées comptent donc autant que la page d’accueil. La communication d’un praticien est en plus encadrée par la déontologie : nous la rappelons sans inventer de règle, et renvoyons à votre ordre pour le détail.

À retenir

  • Google classe les résultats locaux selon trois critères : pertinence, distance et notoriété. Il est impossible de payer pour améliorer son classement local.
  • Le nom de la fiche doit être le nom réel du cabinet, sans mots-clés ajoutés.
  • Il est interdit de rémunérer ou de trier les avis : pas de cadeau contre un avis, pas de sollicitation sélective des patients satisfaits.
  • Pour les médecins, le code de déontologie exclut notamment les témoignages de tiers et le référencement prioritaire payant. Vérifiez les règles de votre profession auprès de votre ordre.

Comment Google classe les résultats locaux

Dans son aide, Google écrit que les résultats locaux reposent principalement sur la pertinence, la distance et la notoriété. La pertinence est l’adéquation entre votre fiche et la recherche. La distance sépare votre cabinet de la personne qui cherche. La notoriété tient compte, entre autres, du nombre de sites qui renvoient vers vous et du nombre d’avis. Google ajoute qu’on ne peut ni demander ni payer pour un meilleur classement local.

Les trois critères du classement local de Google Trois blocs : pertinence, distance, notoriété, avec ce que le professionnel peut faire sur chacun. Classement local : trois critères Pertinence Fiche complète, bonne catégorie, informations exactes Vous agissez Distance Position du cabinet par rapport au chercheur Vous n’agissez pas Notoriété Avis, liens depuis d’autres sites Vous agissez en partie Classement local payant : impossible selon Google.
Source : aide Google Business Profile, « Améliorer votre classement local ».

La fiche Google Business Profile : les règles à respecter

Les consignes officielles fixent un cadre précis. Voici celles qui concernent le plus les cabinets :

Point Ce que dit Google
Nom Il doit refléter le nom réel utilisé sur l’enseigne, le site et les documents. Slogans, horaires, téléphone, URL et mentions de lieu sont interdits dans le nom.
Adresse Adresse précise et réelle. Les boîtes postales et les bureaux virtuels ne sont pas acceptés.
Catégories Le moins possible, et les plus précises, celles qui complètent la phrase « cette entreprise EST un… ».
Horaires Les horaires d’accueil réels. Les activités uniquement sur rendez-vous peuvent ne pas en indiquer.
Description Pas de lien, pas de prix promotionnels ni de langage de vente.
Doublons Une seule fiche par entreprise. Les doublons peuvent poser des problèmes d’affichage.

Un cabinet de groupe ou un praticien seul ?

Google distingue plusieurs cas. Un praticien joignable directement sur le lieu vérifié, pendant des horaires indiqués, peut avoir sa propre fiche ; le personnel de soutien, non. Un même praticien ne doit pas créer plusieurs fiches pour plusieurs spécialités. Quand plusieurs praticiens partagent un lieu, la structure a sa fiche et chaque praticien utilise uniquement son nom. Un praticien seul dans une structure à marque suit le format « marque : nom du praticien ».

La cohérence NAP : nom, adresse, téléphone

Le NAP désigne les trois informations de base : nom, adresse, numéro de téléphone. Google indique que les fiches complètes et exactes ont plus de chances d’apparaître en recherche locale. Notre recommandation en découle : une seule orthographe, partout. Même nom, même adresse (avec « bis » ou « rue » écrit de la même façon), même numéro sur la fiche, le site, les annuaires professionnels et les réseaux. Sur le site, ces informations doivent aussi être en texte, pas dans une image.

Les pages locales du site

Le site complète la fiche. Chaque lieu d’exercice mérite sa page, avec l’adresse, les horaires, l’accès (transports, parking), les spécialités et la façon de prendre rendez-vous. Côté Google, la règle est qu’un lieu n’ait qu’une seule fiche. Évitez les pages quasi identiques où seul le nom de la ville change : elles n’apportent rien à un patient. Nous construisons ces pages dans le cadre d’une création de site web et les optimisons en référencement naturel. Vous pouvez voir des sites santé que nous avons réalisés, comme celui de IGP Radiologie, ou ceux de DigiMed Bobigny et de Cap Horn Santé.

Les avis : ce qui est permis, ce qui ne l’est pas

La politique de contenu de Google Maps est stricte. Les avis doivent refléter une expérience réelle. Sont interdits : les avis payés, directement ou en nature ; les récompenses en échange d’un avis, d’une modification ou du retrait d’un avis négatif ; le tri des clients, c’est-à-dire ne solliciter que les personnes satisfaites ; les consignes données au personnel pour obtenir un nombre d’avis ou un contenu précis. Vous pouvez en revanche encourager des avis authentiques, sans incitation ni orientation. Pour les détails, voir la politique des contenus des contributeurs.

Google rappelle aussi que répondre aux avis montre que vous tenez compte des retours. Dans le domaine de la santé, une réponse ne doit jamais confirmer qu’une personne est votre patient ni détailler un acte : c’est notre recommandation de prudence, à valider avec votre ordre.

Déontologie : ce que rappelle l’Ordre des médecins

Nous nous appuyons ici sur l’Ordre des médecins, qui publie le texte et le commentaire de ses articles. L’article R.4127-19 pose que « la médecine ne doit pas être pratiquée comme un commerce ». Selon le commentaire de l’Ordre, le nom du cabinet ou du site ne doit pas non plus l’assimiler à une activité commerciale.

L’article R.4127-19-1, issu du décret du 22 décembre 2020 selon La Revue du Praticien, permet d’informer le public, y compris en ligne, sur ses compétences, son parcours et ses conditions d’exercice. Le résumé de l’Ordre ajoute que cette communication doit être loyale et honnête, qu’elle ne doit pas utiliser de témoignages de tiers ni comparer le médecin à d’autres, et que le référencement prioritaire payant ou obtenu par d’autres moyens est interdit. Il demande aussi des contenus datés, sourcés et mis à jour.

Ce que cela implique, selon nous : réfléchir avant de republier des avis de patients sur le site, et se renseigner avant toute campagne de référencement payant. Pour les autres professions (dentistes, sages-femmes, kinésithérapeutes, infirmiers, pharmaciens), chaque ordre a ses propres textes : nous ne les reproduisons pas, vérifiez-les directement auprès du vôtre.

Gagner en notoriété sans tricher

Puisque Google tient compte du nombre de sites qui renvoient vers vous, la notoriété se construit par des liens légitimes : annuaires professionnels officiels, site de la structure de soins ou du réseau auquel vous appartenez, articles locaux, partenaires. Chaque lien doit pointer vers une page utile, de préférence la page du lieu concerné. Évitez les échanges de liens en masse et les annuaires sans contrôle : ils ne rendent pas service à un patient et risquent d’abîmer la réputation du cabinet. La même logique vaut pour les photos : montrer l’entrée, la salle d’attente, l’accès, sans permettre d’identifier des patients, rassure et aide à trouver le lieu. L’Ordre des médecins demande d’ailleurs que photos et vidéos ne permettent pas d’identifier les patients.

Les erreurs que nous rencontrons souvent

  • Un nom de fiche suroptimisé, du type « Cabinet médical Paris 15 urgences rapides ». Google demande le nom réel, et l’Ordre rappelle qu’un nom ne doit pas évoquer une activité commerciale.
  • Plusieurs fiches pour une même personne, une par spécialité ou une par secrétariat.
  • Des horaires faux après un déménagement ou un changement de planning.
  • Un numéro différent entre le site, la fiche et les annuaires.
  • Des avis sollicités uniquement auprès de patients satisfaits, ce que la politique de Google interdit.

Notre checklist de départ

  1. Revendiquer et vérifier la fiche, sans doublon.
  2. Saisir le nom réel, la catégorie principale la plus précise, l’adresse et les horaires exacts.
  3. Uniformiser nom, adresse et téléphone sur tous les supports.
  4. Créer une page par lieu d’exercice, avec contenu propre.
  5. Mettre en place un geste simple pour inviter tous les patients à donner leur avis, sans contrepartie ni tri.
  6. Répondre aux avis avec sobriété.
  7. Faire relire la communication au regard des règles de l’ordre.

Les photos, les services et les publications de la fiche

Google rappelle que les photos et vidéos aident à montrer ce que vous proposez, et que les informations complètes améliorent vos chances d’apparaître. Pour un cabinet, privilégiez des visuels factuels : façade, entrée, salle d’attente, accès. Les rubriques de la fiche (services, description, horaires exceptionnels) sont à tenir à jour de la même façon que le site. En cas de fermeture ou de congés, modifiez les horaires avant le départ : un patient qui trouve porte close à cause d’une fiche périmée ne reviendra pas. Gardez aussi un ton informatif, conforme aux règles de votre ordre.

Conclusion

Le SEO local d’un cabinet repose sur une fiche rigoureuse, des informations cohérentes et une communication conforme à la déontologie. Si vous souhaitez un état des lieux de votre présence locale, contactez-nous ou consultez nos tarifs.

Sources

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